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Syrie : Obama s’adressera mardi aux Américains

samedi 7 septembre 2013, par La Rédaction

Le président américain Barack Obama, qui cherche à obtenir le feu vert du Congrès à une intervention militaire en Syrie, a convenu vendredi que la tâche s’annonçait difficile et a annoncé qu’il s’adresserait mardi aux Américains sur le sujet.
"Dans les jours à venir, je continuerai de mener des consultations avec mes homologues dans le monde entier et au Congrès. Et je tenterai de défendre de mon mieux la nécessité d’une action appropriée", a déclaré Barack Obama lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg.
"Et je prévois de m’adresser aux Américains depuis la Maison Blanche mardi", a-t-il ajouté.
Le Congrès doit commencer lundi, jour de son retour de vacances, à débattre des frappes voulues par Barack Obama en réaction à l’attaque chimique du 21 août en banlieue de Damas, dont il accuse le régime de Bachar al-Assad.
"Je savais que ce serait difficile", a concédé M. Obama, reconnaissant les réticences des Américains alors que le pays "est en guerre depuis plus de dix ans maintenant".
"J’ai été élu pour mettre fin aux guerres, pas les commencer", mais le monde ne peut pas "rester les bras ballants", a plaidé une nouvelle fois le président américain.
L’hôte de la Maison Blanche a confirmé avoir discuté de la situation en Syrie en marge du G20 avec Vladimir Poutine, qui continue de soutenir Damas et conteste la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans l’attaque chimique.
"La discussion était franche et constructive", a-t-il indiqué.

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Washington évacue du personnel au Liban, recommande d’éviter la Turquie
Les Etats-Unis ont ordonné l’évacuation de personnel à Beyrouth, et accepté le départ d’employés dans le sud de la Turquie, recommandant d’éviter de se rendre dans ces deux pays, alors que Washington menace Damas de frappes militaires.
L’ambassade américaine à Beyrouth a annoncé vendredi qu’elle évacuait son personnel non-essentiel.
"Le 6 septembre, le département d’État a décidé de réduire le nombre de personnel non-essentiel et celui des membres de leurs familles de l’ambassade à Beyrouth en raison des menaces contre les sièges des missions américaines et contre le personnel", a indiqué l’ambassade dans un communiqué.
Le même jour, le département d’Etat a précisé que le personnel américain qui le souhaitait pouvait aussi quitter Adana en Turquie (sud), et recommandé d’éviter de se rendre au Liban et en Turquie, deux pays voisins de la Syrie en guerre, évoquant des raisons de sécurité.
"Le département d’Etat a ordonné l’évacuation des membres de son personnel gouvernemental non essentiel, ainsi que leurs familles, de Beyrouth au Liban, et approuvé le retrait des membres du personnel non essentiel ainsi que leurs familles qui souhaitent quitter Adana en Turquie", a déclaré la porte-parole adjointe de la diplomatie américaine Marie Harf dans un autre communiqué.
Mme Harf a recommandé aux citoyens américains toujours présents au Liban ou dans le sud de la Turquie "de limiter tout voyage non essentiel à travers le pays" et de rester vigilants.
Les menaces de frappes proférées contre Damas par le président américain Barack Obama font craindre des répercussions régionales, notamment au Liban, où se trouvent les combattants chiites du Hezbollah, formation alliée au régime de Bachar al-Assad.
Le nouvel ambassadeur américain David Hale est arrivé au Liban le 29 août.
Les Etats-Unis accusent le régime syrien d’avoir perpétré le 21 août des attaques à l’arme chimique qui ont fait des centaines de morts — 1.429 selon le renseignement américain.
Ces décisions sont dues "aux tensions actuelles dans la région, ainsi qu’aux menaces potentielles pour les membres du personnel et les bâtiments diplomatiques du gouvernement américain", a justifié Mme Harf dans un communiqué.
Celle-ci a souligné que le département d’Etat faisait preuve "de beaucoup précautions pour protéger (ses) employés et leurs familles".
Le Liban a accueilli plus de 700.000 réfugiés syriens depuis le début du conflit en mars 2011.
La Turquie a aussi accueilli des centaines de milliers de réfugiés tandis que le régime syrien a perpétré des attaques sur leur frontière commune.
L’évacuation du personnel à Beyrouth intervient un mois après la fermeture de plusieurs ambassades américaines au Proche-Orient pendant une semaine, après des menaces proférées par Al-Qaïda.
L’organisation islamiste avait lancé une attaque contre les locaux diplomatiques américains de Benghazi en Libye (est) le 11 septembre 2012, tuant l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres employés américains.

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Syrie : "grand risque d’être déçus" par le rapport de l’ONU, selon Fabius
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé vendredi à Vilnius qu’il y avait "un grand risque d’être déçus" par le rapport des inspecteurs de l’ONU sur l’attaque aux armes chimiques en Syrie, car il ne répondra pas à la question sur ses auteurs.
"Le problème du rapport, c’est qu’il porte sur la question de savoir s’il y a eu un massacre chimique ou pas. Mais, maintenant, tout le monde le dit, y compris ceux qui au départ niaient cette attaque chimique", a déclaré M. Fabius, en citant les Russes, les Iraniens et "même les Syriens" qui "conviennent maintenant qu’il y a eu un massacre chimique".
"Les inspecteurs vont répondre à cette question dont tout le monde connait la réponse", a ajouté M. Fabius devant des journalistes. Mais "ils ne sont pas chargés d’enquêter" sur "l’autre question, qui est déterminante, et sur laquelle nous avons des preuves : mais qui a commis ce massacre chimique ?".
"Beaucoup de gens disent : +il faut attendre le rapport des inspecteurs+, mais il y a un risque d’être déçus", a conclu M. Fabius.
Venu de Saint-Petersbourg, où s’est tenu le G20, M. Fabius va essayer de convaincre ses homologues réunis à Vilnius de la responsabilité du régime syrien. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry doit les y retrouver samedi matin.

(07-09-2013 - Avec les agences de presse)

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