Assawra

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Syrie > Au Liban, les réfugiés syriens s’enfoncent dans la pauvreté

Au Liban, les réfugiés syriens s’enfoncent dans la pauvreté

jeudi 21 novembre 2013, par La Rédaction

Des familles syriennes réfugiées au Liban s’enfoncent dans l’endettement et dans la pauvreté, ce qui affecte l’éducation de leurs enfants et leur dignité, prévient jeudi l’agence internationale d’aide Oxfam.
"Les réfugiés syriens sont confrontés à une lutte quotidienne pour survivre dans un pays où les emplois et les logements abordables sont rares. La quête perpétuelle d’un travail anéantit leurs espoirs", a déclaré Nigel Timmins, qui dirige depuis Beyrouth l’action d’Oxfam en Syrie.
L’agence s’appuie sur les résultats d’une étude qu’elle a commandée à un institut de recherche libanais sur 1.500 familles réfugiées au Liban.
Cette étude "montre que les gens dépensent plus de deux fois plus qu’ils ne gagnent : les revenus mensuels des familles réfugiés sont d’environ 250 dollars mais les dépenses moyennes sont d’environ 520 dollars", quasiment uniquement pour la nourriture (225 dollars) et le logement (275 dollars), relève Oxfam.
En moyenne, les familles arrivent avec 370 dollars d’économies, qui fondent vite au Liban, où le coût de la vie est plus élevé qu’en Syrie.
Surtout, "l’étude montre que seulement 25% des enfants sont scolarisés, ce qui laisse entrevoir une génération d’enfants syriens privés d’une éducation nécessaire", s’inquiète l’ONG.
Les écoles publiques sont gratuites au Liban, mais de nombreux parents ne peuvent payer les frais annexes comme le transport.
Oxfam cite l’exemple de Hadir Jasem, 21 ans, arrivée avec sa famille il y a deux ans : elle "brûle de rentrer chez elle en Syrie et de commencer l’université", mais son emploi d’aide-enseignante à 200 dollars par mois représente le seul revenu des 13 membres de sa famille.
Plus de 2 millions de Syriens ont fui les violences dans les pays limitrophes, dont 800.000 au Liban.
Selon Oxfam, les opérations humanitaires pour faire face à cet afflux massif ne sont financés qu’à 61%, et "une injection massive de fonds" est nécessaire pour éviter qu’une génération de réfugiés syriens ne se voie condamnée à "une vie de misère noire".

(21-11-2013 - Avec les agences de presse)

***

« Liberté pour A’bdelaziz Khayyer
et tous les détenus d’opinion Syriens »

<FONT color=#ff0000
face=Arial>Accès à la vidéo (en arabe) :
www.Assawra.Info/aziz1.htm

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href=http://www.Assawra.Info/spip.php?article10>http://www.Assawra.Info/spip.php?article10